CCI du Vaucluse
Inter'éco

CC Pays d'Orange en Provence

CC Pays d'Orange en Provence
CC Pays d'Orange en Provence

Interview avec :

Yann Bompard
Président du Pays d’Orange en Provence, maire d’Orange et conseiller départemental de Vaucluse

Située à un carrefour européen, le Pays d’Orange en Provence dispose d’un patrimoine culturel remarquable qui concourt à son attractivité touristique internationale.

Quels principaux secteurs d’activité structurent l’économie locale ?

Sur le bassin d’emploi d’Orange, le secteur public est le premier acteur économique avec notamment le centre hospitalier d’Orange et la base aérienne. Celle-ci monte d’ailleurs en régime avec l’arrivée de deux escadrons de chasse Rafale qui vont amener 500 personnels supplémentaires d’ici 2030. Le Pays d’Orange en Provence se caractérise aussi par le poids de la viticulture avec une forte proportion de terres agricoles et des appellations mondialement connues comme Châteauneuf-du-Pape et Côtes du Rhône qui participent pleinement à l’identité de notre territoire et à son attractivité.

Quels projets structurants ou équipements publics sont prioritaires pour renforcer l’attractivité de votre intercommunalité ?

Vous savez, je me plais à rappeler que Orange a été fondée par des légionnaires romains il y a 2000 ans. Cela fait donc à peu près 2000 ans que nous sommes au carrefour de l’Europe ! Du fait de ce positionnement géostratégique, notre territoire est naturellement attractif. Tout l’enjeu réside dans le maintien de cet atout et nous consacrons donc d’importants moyens, environ 15 à 20 millions d’euros d’investissement par an, pour rénover et améliorer les voiries afin de rendre le territoire toujours plus accessible.

Nous sommes aussi attentifs au développement des différents modes de transport et à leur intermodalité. Avec la Région, nous avons créé un pôle d’échange multimodal autour de la gare SNCF d’Orange. Plus de 17 millions d’euros ont été investis. Nous accompagnons aussi le Département dans le chantier de déviation de l’ex-RN7. La Ville d’Orange et le Pays d’Orange y contribuent à hauteur de 11 millions d’euros. Le dernier grand chantier à mettre en œuvre reste l’aménagement de l’échangeur autoroutier A7/A9 mais il s’agit là d’une compétence de l’État qui malheureusement se désintéresse des infrastructures routières.

Enfin, pour accueillir de nouvelles entreprises et accompagner le développement des sociétés existantes, nous travaillons avec nos partenaires institutionnels à l’ouverture de nouvelles zones d’activité économique. Mais c’est loin d’être simple aujourd’hui !

CC Pays d'Orange en Provence
CC Pays d'Orange en Provence

Quelles solutions explorez-vous pour optimiser l’usage du foncier économique ?

Honnêtement, aujourd’hui, avec les multiples restrictions environnementales, c’est de plus en plus compliqué et donc coûteux, de dégager du foncier pour l’activité économique. Cela nous amène à envisager différemment l’accueil des entreprises. Par exemple, pour nos futurs fonciers économiques, nous allons travailler avec des porteurs de projets qui développeront des solutions de construction économes en espace, davantage orientées verticalement.

De même, nous les encourageons à mutualiser certaines zones comme les parkings pour le personnel ou les espaces de livraison. Par ailleurs, nous voulons aussi lutter contre la rétention foncière et nous n’hésitons pas à mettre en œuvre, lorsque la réglementation le permet, des résolutions de vente.

La ccpop

45 400 

habitants

189 km² 

de superficie

38

élus communautaires

5

communes
Orange, Caderousse, Châteauneuf-du-Pape, Courthézon, Jonquières

Comment imaginez-vous le Vaucluse dans 30 ans ? Quels grands défis faudra-t-il relever selon vous ?

Si l’on se base sur l’évolution que nous avons connue ces 30 dernières années, il y a beaucoup de raisons d’être pessimiste pour les 30 prochaines. Que restera-t-il de notre agriculture confrontée à la concurrence déloyale des pays étrangers dont les denrées agricoles inonderont nos marchés grâce aux accords de libre-échange ? Que deviendra notre viticulture après 30 années supplémentaires de discours culpabilisant sur le vin ? Quid de nos populations qui ne trouveront plus à se loger à cause du Zéro Artificialisation Nette ? Et où en sera l’insécurité ? Les défis à relever sont nombreux et nous avons besoin d’un véritable sursaut. Pas seulement au niveau départemental. Un sursaut politique, social, économique, sécuritaire, civilisationnel. Mais même si l’avenir paraît sombre, je veux insister sur le fait qu’il y a des solutions à tous ces problèmes. D’ailleurs, tout le monde les connaît. Nous manquons simplement de personnel politique courageux pour les mettre en œuvre. Et pourtant, comme notre pays serait beau, comme nos vies seraient meilleures si ces mesures pragmatiques étaient appliquées !

Les réseaux d’entreprises qui font vivre le territoire

Graines d’affaires, le réseau d’entreprises qui crée du lien
Les réseaux d’entreprises qui font vivre le territoire Graines d’affaires, le réseau d’entreprises qui crée du lien lire l'article
Graines d’affaires, le réseau d’entreprises qui crée du lien
Les réseaux d’entreprises qui font vivre le territoire

Graines d’affaires, le réseau d’entreprises qui crée du lien

À Orange, l’association Graines d’affaires regroupe une trentaine d’entrepreneurs qui échangent sur leurs expériences professionnelles dans un esprit de bienveillance et d’entraide.

Lorsque Julie Kotchian crée son agence de communication à l’âge de 25 ans, elle fait vite le constat du manque d’aides à disposition pour les jeunes entrepreneurs. C’est ainsi qu’en 2017, elle décide avec sa cousine ostéopathe et une amie viticultrice, de lancer une association d’entreprises locales. Graines d’affaires rassemble trente sociétés « de qualité et du coin », résume-t-elle. « L’idée n’est pas de faire des affaires mais plutôt de créer du lien, de partager de bons moments et d’échanger sur les problématiques communes. De nombreux corps de métier sont représentés, à raison d’une entreprise par activité pour éviter la concurrence, et nous nous réunissons toutes les deux semaines chez les membres ainsi que deux soirées à Noël et en juin ».

Des conférences sur des thèmes actuels

Chaque réunion comprend une conférence sur une thématique précise, en lien avec l’actualité : l’impact de l’intelligence artificielle sur les entreprises, les méthodes pour améliorer la communication sur les réseaux sociaux, comment mettre en œuvre une prévention des impayés… « Nous faisons intervenir un professionnel extérieur ou l’un de nos membres qui livre son témoignage sur un sujet en particulier. Cette année, nous avons pour projet d’aller à la rencontre de nos membres, afin de mieux connaître leur entreprise », conclut Julie Kotchian.

À Courthézon, l’association  La Grange Blanche dynamise  le parc d’activités
Les réseaux d’entreprises qui font vivre le territoire À Courthézon, l’association La Grange Blanche dynamise le parc d’activités lire l'article
À Courthézon, l’association  La Grange Blanche dynamise  le parc d’activités
Les réseaux d’entreprises qui font vivre le territoire

À Courthézon, l’association La Grange Blanche dynamise le parc d’activités

Depuis 2001, l’association La Grange Blanche défend les intérêts des entreprises de la zone d’activités économiques auprès des institutions et des collectivités territoriales.

À mi-chemin entre l’Italie et l’Espagne, proche du port de Fos-sur-Mer, de la gare TGV d’Avignon, de l’aéroport de Marseille et des autoroutes A9 et A7, la zone d’activités économiques de La Grange Blanche à Courthézon bénéficie d’une situation géographique particulièrement stratégique. Douze sociétés, à dominante industrielle et tertiaire, s’y sont implantées, regroupant quelque 400 salariés. Pour créer du lien entre ces différentes entreprises et défendre leurs intérêts, l’association La Grange Blanche a vu le jour en décembre 2001, à l’initiative d’Hughes Mille, de la société Mille, et de la Jeune chambre économique des Pays d’Orange.

Des actions collectives diverses

« Les objectifs de cette association sont multiples, explique Nicolas Mille, à la tête des Granges Blanches depuis 2023. Il s’agit principalement de développer la solidarité entre les adhérents, d’élaborer une communication interne et externe et de créer des actions collectives pour améliorer la vie de la ZAE ». Ainsi, en presque 25 ans d’existence, l’association a notamment permis, avec la contribution de la Préfecture du Vaucluse, l’amélioration du réseau électrique et l’installation de la fibre sur le parc d’activités. « En 2018, nous avons également porté une action en justice contre l’implantation d’une plateforme logistique de 55 000 m2 sur la zone. Notre combat est de défendre nos PME et l’emploi sur le territoire. Actuellement, nous demandons la création d’une voie de bus pour favoriser les mobilités douces sur la ZAE ». Autre projet en cours : l’extension de la zone, un sujet sur lequel l’association se montre particulièrement vigilante pour privilégier l’installation de PME sur le territoire.

Le Cercle prône l’entraide et le succès partagé
Les réseaux d’entreprises qui font vivre le territoire Le Cercle prône l’entraide et le succès partagé lire l'article
Le Cercle prône l’entraide et le succès partagé
Les réseaux d’entreprises qui font vivre le territoire

Le Cercle prône l’entraide et le succès partagé

Créé en mai 2024 par 4 entrepreneurs locaux, le jeune et dynamique Cercle (pour Club d’entreprises pour rassembler le commerce local ensemble) compte déjà 45 adhérents dans le bassin orangeois.

Échanger des idées, développer des partenariats fructueux, soutenir le commerce local et favoriser la collaboration, tels sont les principales missions du Cercle, cette association de chefs d’entreprise de toutes tailles et de tous secteurs d’activité. « Pour éviter les doublons, nous accueillons une entreprise par domaine, qui adhère par cooptation, précise Touria Oulhendi, la présidente du Cercle. L’idée est de se recommander les uns les autres, de s’entraider et de partager ses bonnes pratiques et ses contacts ».

Le Cercle se réunit chaque 3e jeudi du mois autour d’animations variées, telles qu’un blind test façon Fort Boyard pour présenter une société, ou une séance photos pour offrir aux adhérents une belle photo professionnelle. « L’adhésion au club revient à 1000 € par an, qui servent intégralement à financer nos manifestations et les prestataires auxquels nous faisons appel (magicien, photographe, saxophoniste, traiteur…). Nous sommes très transparents à ce sujet : tous les comptes sont publiés ».

En parallèle de ces soirées, l’association projette de proposer des matinales ou des afterworks à thèmes, sur les gestes de premiers secours ou la fiscalité des entreprises, par exemple. « Quelle forme d’entreprise choisir entre SAS et SARL, se verser des dividendes ou pas, comprendre la Loi de Finance… les chefs d’entreprises pourront y trouver une information pointue pour les aider dans leur quotidien ».

Graines d’affaires, le réseau d’entreprises qui crée du lien (copie)
Les réseaux d’entreprises qui font vivre le territoire OSE, l’association qui défend les intérêts des entrepreneurs lire l'article
Graines d’affaires, le réseau d’entreprises qui crée du lien (copie)
Les réseaux d’entreprises qui font vivre le territoire

OSE, l’association qui défend les intérêts des entrepreneurs

L’aventure entrepreneuriale comporte bien des rebondissements et être soutenu par ses pairs est essentiel pour avancer sereinement. Dans le Pays d’Orange en Provence, l’association Orange Sud Entreprendre (OSE) remplit cette mission auprès de 70 adhérents.

Que l’on soit autoentrepreneur ou à la tête d’une société du CAC 40, la vie d’un entrepreneur n’a rien d’un long fleuve tranquille. Depuis 2010, dans la région d’Orange, l’association OSE accompagne des dirigeants d’entreprise de toutes tailles, dans les problématiques qui les préoccupent. « Nous comptons parmi nos membres une variété d’entreprises qui font la richesse de l’association : commerces, industries, entreprises viticoles, professions libérales, commissaires aux comptes, architectes, experts comptables…, décrit Jean-Guillaume Leveque, chef de projets chez Manpower et président de l’association Orange Sud Entreprendre. Nous nous réunissons deux fois par mois, le 3e jeudi du mois à 19h et le 1er mardi du mois à 7h30, pour faire connaître une entreprise locale et échanger sur des sujets économiques, RH, urbanisme ou RSE ».

Un échange de bonnes pratiques

Ces thèmes ont d’ailleurs chacun une commission dédiée. La commission économique aide les entreprises adhérentes à accélérer leur croissance, optimiser leur modèle économique et structurer leurs finances, tandis que la commission sociale apporte un soutien sur les sujets RH et crée des partenariats entre les lycées et les entreprises. « Nous avons également une commission RSE qui accompagne les adhérents sur ce sujet essentiel pour développer le business. La RSE permet notamment de mieux répondre aux appels d’offres et d’attirer les candidats, une des principales difficultés rencontrées par les chefs d’entreprise actuellement. La cohabitation entre la Gen Z et les boomers est parfois cause d’incompréhensions et il est de plus en plus difficile de recruter et de fidéliser les collaborateurs. À l’association OSE, nous en discutons et échangeons nos bonnes pratiques pour trouver des solutions ». Faire partie de l’association est également un bon moyen d’étendre son réseau professionnel et de se faire connaître localement. Toujours utile pour développer son business !