CCI du Vaucluse
Nos entreprises à suivre

CooProvence, une coopérative au service des artisans et de leurs clients

COOPROVENCE — ENTRAIGUES-SUR-SORGUES

Implantée à Entraigues-sur-Sorgues, la coopérative CooProvence compte 120 artisans plombiers, chauffagistes, électriciens, sanitaristes et carreleurs fédérés dans un esprit de solidarité et de partage.

 « Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». Ce proverbe africain résume à lui seul l’esprit de CooProvence. Créée en 2016 à l’image de la quarantaine de coopératives d’artisans existantes dans le reste de la France, elle accompagne ses quelque 120 membres dans leur développement à travers des services d’achats groupés, de stockage, de logistique et d’outils de communication. « Grâce au groupement Orcab (Organisation et regroupement des coopératives artisanales du bâtiment), nous pouvons acheter en gros des chaudières, pompes à chaleur, salles de bain, carrelages, etc., au meilleur prix, explique Nicolas Bouey, directeur général de CooProvence. Tous les artisans payent le même tarif, quelle que soit la taille de leur entreprise. Nous avons des accords cadre dans tous les domaines : photocopieur, logiciel informatique, téléphonie et même dans les comités d’entreprise. Contrairement aux grands groupes, les coopératives ne spéculent pas et ne cherchent pas de bénéfices. Elles vendent au prix, en prenant la marge qui leur permet de rembourser leurs frais de fonctionnement. S’il reste de l’argent, il est redistribué aux artisans ».

CooProvence, une coopérative au service des artisans et de leurs clients

Des professionnels de qualité

Pour y adhérer, les entreprises doivent être agréées dans un des métiers du bâtiment représentés par la coopérative (par un label RGE ou une certification de qualité), présenter un bilan sain et investir une part sociale de 4000 €. « L’entrepreneur devient alors un actionnaire de la coopérative, précise Nicolas Bouey. Il doit remplir un dossier d’inscription qui sera examiné par le conseil d’administration. En cas d’acceptation, l’artisan dispose d’une période probatoire d’un an. Nous ne prenons pas d’auto-entrepreneur, sauf si c’est un tremplin provisoire vers un autre statut. Et surtout, nous vérifions l’état d’esprit du candidat : il doit partager les valeurs de solidarité, de partage et de transparence de la coopérative ».

Comme les coopératives d’artisans de l’ouest de la France, qui, après 50 ans d’existence, comptent plus de 1000 adhérents, 450 salariés et pèsent 300 millions d’euros, le dirigeant souhaite voir CooProvence prospérer ces prochaines années. « En neuf ans, nous avons atteint 9 millions d’euros de chiffre d’affaires. Cette richesse appartient à l’ensemble de nos adhérents. Dans 30 ans, je veux voir ce chiffre grimper pour que les « petits » artisans résistent face aux grands groupes ».